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Électricité : énergies Renouvelables

 
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Cubitus
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PostPosted: Sat 5 Nov - 07:02 (2011)    Post subject: Électricité : énergies Renouvelables Reply with quote

Greenpeace affirme que la biomasse forestière pollue plus que le charbon      


Plusieurs provinces canadiennes ont ouvert les forêts publiques à l'extraction à grande échelle de matière végétale (arbres, arbuste, souches, racines et feuillages) pour produire de l'énergie à partir de leur combustion dans des centrales électriques.
      

L'association écologiste "Greenpeace"qualifie cette politique de "biomascarade" et fait remarquer qu'il n'y a eu aucun débat public sur la question ni mise en place de règles environnementales adéquates.

Contrairement à ce que prétendent les autorités et les compagnies intéressées, Greenpeace affirme que la combustion des arbres n'est pas "carboneutre", autrement dit qu'elle ne présente pas de bilan neutre des émissions de dioxyde de carbone et plus généralement de gaz à effet de serre.


Les centrales électriques nord-américaines fonctionnant à la biomasse émettent :
  • jusqu'à 150% de plus de CO2,
  • 400% de plus de monoxyde de carbone irritant pour les poumons,
  • 200% de plus de particules fines qui causent l'asthme.

Par ailleurs, les émissions de CO2 provenant de la bioénergie forestière ne sont pas comptabilisées parce que les autorités les considèrent à tort comme carboneutres.
En réalité, toujours selon Greenpeace Canada, il s'agit d'environ 40 mégatonnes par an, ce qui dépasse celles du parc automobile canadien en 2009.

La croissance des exportations de granules de bois vers l'Europe  1,2 million de tonne en 2010  a augmenté de 700% en huit ans.

Greenpeace demande un moratoire sur les nouveaux projets bioénergétiques et la révision des projets existants, l'interdiction de la récolte d'arbres entiers et l'abandon du principe de "carboneutralité" concernant la biomasse, qui ne serait qu'un trompe-l'oeil !



Last edited by Cubitus on Fri 10 May - 19:43 (2013); edited 2 times in total
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PostPosted: Sat 5 Nov - 07:02 (2011)    Post subject: Publicité

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Cubitus
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PostPosted: Fri 10 May - 19:15 (2013)    Post subject: Électricité : énergies Renouvelables Reply with quote

Transition énergétique : le contre-modèle allemand

Par Jean Syrota, ancien président de la commission énergie au Centre d’analyse stratégique, ancien directeur de la Cogema, et Etienne Beeker, économiste de l’énergie

L’Allemagne a fondé son développement industriel sur le charbon (houille et lignite), dont elle continue à subventionner la production Aujourd’hui encore, rien que pour assurer 45% de sa production d’électricité, elle en consomme plus de 200 millions de tonnes par an qui sont la première source des fortes émissions de CO2 du pays. Ainsi, en moyenne, un citoyen allemand émet moitié plus de ce gaz à effet de serre qu’un citoyen français (10,3 tonnes par an contre 6,3), pour une consommation d’énergie et un niveau de vie comparables.

L’action du gouvernement allemand, ces dernières années, dans le domaine de l’énergie, a été axée principalement autour de :
- la construction de 23 centrales électriques au charbon,
- l’inauguration d’un nouveau gazoduc, Nordstream, permettant des importations massives et directes de Russie,
- un fort développement des énergies renouvelables intermittentes (éolien et photovoltaïque) et de la biomasse avec des cultures dédiées
- une attitude cahoteuse et imprévisible concernant l’avenir du nucléaire, qui faisait l’objet d’un consensus favorable jusqu’en 1998 ; une coalition SPD-Verts planifie alorsla sortie progressive du nucléaire, avec 2020 comme échéance. En 2010, le gouvernement dominé par la CDU prolonge la durée de vie des réacteurs jusqu’en 2036 puis, après l’accident de Fukushima, en 2011, ramène cette date à 2022 et fait arrêter huit réacteurs, dans le cadre d’une transition énergétique, ou « Energiewende ».

L’Energiewende : une gigantesque ambition nationale et déjà des interrogations

Quote:
Ce programme acte l’abandon du nucléaire en Allemagne, mais projette également, d’ici 2050, celui des énergies fossiles (lignite, charbon, pétrole et gaz, qui ont produit plus de 60% de l’électricité en 2012), pour les remplacer par des énergies renouvelables (ENR).

Il doit surmonter d’ores et déjà des difficultés considérables, même pour un pays qui ne manque ni de capacités financières, ni de compétences technologiques et qui a pu compter jusqu’à présent sur la mobilisation de ses citoyens :
- la population supporte de plus en plus difficilement un prix de l’électricité qui ne cesse de grimper,
- la production des ENR (éolien et du solaire), par nature intermittente, engendre déjà une très forte volatilité, difficile à gérer, de la puissance produite et des prix ; elle a aussi pour effet de réduire le temps de fonctionnement des centrales à gaz au point de les rendre non rentables, ce qui favorise l’usage du charbon (dont le prix est en baisse, en raison de l’arrivée sur le marché de la production de gaz de schistes aux Etats-Unis),
- les quatre grands électriciens nationaux sont fragilisés, alors qu’ils fournissent la plus grande partie des besoins du pays avec leurs centrales conventionnelles, fermant des unités de production et licenciant massivement du personnel,
- l’Allemagne est en passe de perdre le pari industriel qui visait à mettre sur pied une filière solaire. La concurrence chinoise, conjuguée à la baisse des subventions à cette énergie, ont eu raison des principales start-up du pays, présentées naguère comme des fleurons technologiques,
- il faut construire les milliers de km de nouvelles lignes indispensables pour acheminer la production des ENR, spécialement celle des éoliennes implantées massivement en mer dans le nord-ouest de l’Allemagne, alors que la consommation est élevée dans le sud-est ; le raccordement des éoliennes de la mer du Nord prend dès à présent de longs retards.
Quote:
Peter Altmaier, ministre fédéral chargé de l’environnement, dans une déclaration faite à la Frankfurter Allgemeine Zeitung le 19 février dernier, a annoncé que mille milliards d’Euros seront nécessaires à l’Allemagne d’ici 2030-2040, pour la seule sortie du nucléaire.

Un coût global qui serait insupportable par la France
Ce chiffre est astronomique – il correspond à la moitié du PIB français, mais il ne concerne que 22 tranches nucléaires, alors que la France aurait 58 tranches à arrêter. La France pourrait-elle supporter de perdre un an de PIB réparti sur 40 ans, soit 2,5 points par an ? Si la riche Allemagne disposant d’un excédent commercial important a peut-être les moyens financiers de son aventure énergétique, la France, endettée de presque un an de PIB et cherchant à réduire cet endettement, souffrant, de plus, d’un déficit commercial inquiétant, a toutes chances de ne pas les avoir.
Les tarifs de l’électricité favorables aux ménages en France, favorables à l’industrie en Allemagne ; l’avenir de l’industrie française en jeu

Il faut également tenir compte des cultures tarifaires spécifiques à chacun des deux pays. Si la France bénéficie, grâce à l’hydraulique et au nucléaire, de prix relativement bas de l’électricité, c’est le secteur résidentiel qui en a le plus profité ; le chauffage électrique a été la cible commerciale d’EDF depuis le début des années 1970 et, pour l’atteindre, le tarif domestique n’a pas intégré le surcoût de la production de l’électricité en hiver ; ainsi, la France est l’un des très rares pays européens où le chauffage électrique s’est massivement développé. Mais, en contrepartie, l’industrie n’a pas bénéficié des prix aussi bas qu’elle aurait dû ou pu avoir. La stratégie allemande est inverse : pour elle, la compétitivité est un enjeu primordial ; les coûts de l’électricité sont globalement plus élevés qu’en France, mais l’industrie est relativement protégée aux dépens des ménages. Ainsi, les particuliers paient leur kWh deux fois plus cher en Allemagne qu’en France, alors qu’en moyenne l’industrie allemande paie son électricité seulement 20% plus cher que l’industrie française. Bien plus, certains industriels électro-intensifs allemands bénéficient d’un prix de l’électricité moins élevé que leurs homologues français grâce à d’importantes exonérations, une rémunération importante de leur interruptibilité et un tarif d’accès au réseau fort avantageux.

L’arrêt du nucléaire se traduira par une augmentation massive du prix de l’électricité. Qui va payer ? Il suffit d’évoquer les débats qui agitent notre pays chaque année lorsque le prix de l’énergie doit augmenter tant soit peu, que ce soit pour le gaz, l’électricité ou les carburants et les dispositions sans cesse renforcées afin de réduire la précarité énergétique, pour pouvoir affirmer que les particuliers continueront d’être largement protégés, ce qui se traduira par une perte importante de compétitivité pour notre industrie qui en manque déjà.

L’avenir de nombreux secteurs industriels français est en jeu : ainsi, les industries du papier, de la chimie minérale, des fibres artificielles, des métaux non-ferreux et de la fonderie sont à la fois très énergivores et soumis à la concurrence internationale. Elles représentent 3,5% des emplois industriels actuels. L’examen des comptes sociaux industriels représentatifs de ces filières révèle que le prix de l’électricité constitue un des éléments majeurs de leur compétitivité.

Des destructions d’emplois en perspective

L’emploi et, ajoutée récemment, la compétitivité des filières industrielles françaises font partie des thèmes centraux du débat national sur la transition énergétique amorcé en novembre dernier. Ce qui précède montre qu’un avenir énergétique en rupture trop importante aurait un coût insupportable qui mettrait à mal la compétitivité de notre économie. Cependant, pour certains, souvent sans qu’ils étayent leur point de vue de la moindre analyse coût-bénéfice, la transition énergétique constitue a contrario une opportunité créatrice d’emplois et de filières d’avenir, ce qui suffirait à la justifier.

Le Centre d’Analyse Stratégique a certes montré que la création d’emplois directs liée au développement et à l’installation de parcs éoliens et photovoltaïques dans un scénario de sortie du nucléaire ferait plus que compenser les destructions d’emplois dans la filière électronucléaire. Mais en ce qui concerne l’impact sur l’économie dans son ensemble, les études montrent que la transition énergétique conduirait in fine à des destructions d’emplois en raison d’un double effet-prix, négatif sur l’économie : d’une part, la perte de pouvoir d’achat des ménages (augmentation de la facture d’électricité), d’autre part, la perte de compétitivité des entreprises. Si lors d’une première phase keynésienne (2010-2020), les investissements immédiats dans l’éolien, le photovoltaïque et les centrales thermiques généreraient des emplois directs en France, la perte d’emplois induits dominerait largement à horizon 2030.

Ainsi, en amorçant une réduction de la part du nucléaire dans l’énergie produite, les effets de relance de l’investissement seraient contrebalancés dès 2020 par l’impact négatif sur l’emploi de l’augmentation des prix de l’électricité.

Un contre-modèle

Quote:
Pour l’instant, l’Allemagne a réussi ce tour de force de faire rêver des activistes de l’environnement, tout en étant le plus gros émetteur de CO2 d’Europe, avec des émissions actuellement en hausse. Mais des points de vue critiques apparaissent, y compris en Allemagne.
Ainsi, le journal « Die Welt » écrivait récemment:  Nous avons, sans analyse ni planification préalable, englouti des milliards dans les niches technologiques les moins rentables. Ce n’est pas ainsi que se présente un modèle de politique énergétique digne de ce nom .



Source : Les Echos



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PostPosted: Fri 10 May - 19:39 (2013)    Post subject: Électricité : énergies Renouvelables Reply with quote

Entre 2008 et 2009 la consommation a baissé en raison de la crise ... les industries et autres en sont l'origine;

J'ai posté ces chiffres pour info tout d'abord, et ensuite juste pour mettre en avant que ... les particuliers, avec 23% ne peuvent pas baisser leur consommation dans notre société actuelle ...

Enfin, avec 513 Tkw de consommation française la substitution du nucléaire est quasi impossible

Quote:
  • Les centrales gaz sont une fois de plus à énergies fossiles, les émissions polluantes sont loin d’être négligeables et les risques d’accident toujours présents (mais avec un impact en superficie beaucoup moins important qu’une centrale nucléaire).

Passons à l'analyse du nucléaire :
A Tchernobyl c’est un comportement humain dépassant l’entendement qui est à l’origine de l’accident : Les opérateurs avaient ordre de tester le bout du bout pour savoir jusqu’où on pouvait aller sans sécurité – ils ont donc shunté au fur et à mesure les alarmes et sécurités qui se déclenchaient jusqu'au point de non-retour !!!
Ils croyaient qu'ils pouvaient aller encore plus loin

Au Japon, c’est un petit peu la même chose … : C’est une société privée qui est en charge de l’exploitation des centrales nucléaires avec un contrat d’obligation d’approvisionnement. Il n’y a pas eu de dégâts majeur du au tremblement de terre, mais à l’annonce du tsunami ils n’ont pas arrêté les réacteurs (ce qu’ils auraient du faire) afin de continuer à produire …
De plus il n’existe qu’un seul circuit de secours, et qui plus ait au niveau du sol ! ... On connait la suite


En France, les circuits de secours sont au nombre de trois et installés sur le « haut » des constructions (environ 70 mètres) indépendants les uns des autres avec possibilités d’inter-actions, exemple :Lors de la tempête de 1999, la centrale de Braud et St Louis s’est retrouvée inondée (avec 3 m d’eau) mais les réacteurs avaient été stoppés, et une fois l’eau évacuée et des visites et contrôles de sécurité, la centrale a pu redémarrer sans encombre (Le personnel a réagi correctement aux alertes et tous les dispositifs de sécurité et de secours ont fonctionné correctement)Toujours en France, il y a un arrêt de tranche tous les ans pour remise à niveau, entretien et améliorations primaires et un arrêt complet par tranche tous les dix ans pour une modernisation complète … Donc nos centrales ne sont pas « vieillissantes ».Les déchets sont pour l’instant stockés dans le but d’une utilisation future comme source d’énergie : Un « déchet » de la grosseur d’une calculette est en mesure de faire fonctionner une voiture pendant 2 millions de km, et s’il est de la grosseur d’un kilo de sucre une habitation pour 4 personnes peut être alimentée pendant 2 ans.


Vous allez me dire « Mais d’où sortez-vous tout ceci ?» …
Les techniques existent issue des recherches de centres tel que le CEA, LMJ, et autres et qui ont été mises au niveau militaire (comme les sous-marins, porte-avions, avions K 500 U, véhicules terrestres BU 5200T)

La radio-activité des déchets produits par les centrales dernière génération EPR 3 est équivalente au sable noire que l’on trouve sur certaines de nos plages (ça les gens ne le savent pas, et les pouvoirs publics n’en parlent pas … imaginez le « foutoirs » que ça mettrait !!!) …
Juste voir par exemple la Finlande qui est un pays où les idées écologiques les plus avancées sont mises en application, s’est lancé dans l’implantation des EPR 3…

Une énergie renouvelable n'est pas nécessairement propre, et inversement :
Par exemple, la collecte et la combustion de la biomasse peut produire des nuisances (piétinement, réduction de biodiversité, etc.) et des polluants (NOx, suies, etc., c'est notamment le cas de la biomasse solide comme lebois).

Il n'y a donc que des sources d'énergie plus ou moins nuisibles suivant les circonstances.
Enfin, le coût une fois « optimisées » serait 3 fois supérieure (ma facture s’élève à environ 1000 €) et je me vois mal payer 3000 €, voire 2500 € en faisant des économies d’énergies …

Une solution possible pourrait être mise en place, mais elle est encore sous la protection d’un brevet de concept (50 ans) et qui n’est avancée par aucun de nos dirigeants, même pas les partis écologistes : Les centrales solaires à miroirs paraboliques ; il est vrai très onéreuses à construire mais rentabilisées sur 10 ou 15 ans car sans combustible(s).



Notre président souhaite passer de 75% à 50% la production d'électricité par le nucléaire d'ici 2025

Sachant que nous avons 50 réacteurs en France, combien en restera-t-il ? ... 37 réacteurs !

Pour compenser
sachant que la France a produit 541 TWh d'électricité en 2011 il faudrait produire de l’électricité issue d’ENR à hauteur de 25% soit 135TWh.
Avec des éoliennes de 2 Mw
... ça nous ferait 33.000 éoliennes




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PostPosted: Tue 6 Aug - 07:40 (2013)    Post subject: Des milliers de générateurs diesel pour compenser l'éolien ! Reply with quote

Des milliers de générateurs diesel pour compenser l'éolien !



L'éolien "propre" n'est rendu possible que par l'utilisation d'énergies dites sales, comme le diesel.

 
Par Richard North depuis Bradford, Royaume uni
 

 
De temps en temps, écrit Christopher Booker avant-hier dans The Telegraph, on tombe sur une nouvelle si hallucinante, si inattendue [...] qu'il semble dur pour les lecteurs d'accepter qu'elle est vraie.
C'est le cas de celle qu'il a rapportée pour la première fois le mois dernier, sous le titre "Nos lumières resteront allumées, mais ça va nous coûter une fortune".
Le sujet en était un programme mis au point par le réseau d'électricité National Grid, pour résoudre ce qui a longtemps été un des problèmes les plus insolubles créés par le plan du gouvernement de dépenser 110 milliards de livres sterling en 7 ans pour bâtir des dizaines de milliers d'éoliennes supplémentaires. Le problème est de garder équilibré le réseau à haute tension, quand il doit encaisser toutes ces fluctuations sauvagement imprévisibles de la vitesse du vent.

Comme on peut le voir dans des rapports récents, tellel'ébauche de consultation sur "la réserve d'équilibrage par le côté demande et la réserve d'équilibrage supplémentaire" ceci part maintenant dans la direction d'un des programmes les plus bizarres et les plus ambitieux jamais générés par l'obsession de nos politiciens pour les éoliennes.La réponse trouvée par le réseau National Grid, uniquement rendue possible par les dernières technologies informatiques et le "cloud", est de connecter des milliers de générateurs au diesel, contrôlés à distance par le réseau, pour fournir un secours presque instantané quand le vent chute.
C'est la nouvelle que nous avons dévoilée début juillet, quand nous avons découvert que les propriétaires de générateurs diesels sont incités, par des subventions astronomiques, à les rendre disponibles pour le réseau. Ces subventions sont équivalentes à 12 fois le tarif en vigueur pour de l'électricité conventionnelle et même, en de très rares occasions, jusqu'à 15 000 livres sterling par megawatt heure, soit 300 fois le tarif normal de 50 livres sterling par MWh.
Initialement, cette "réserve opératoire à court terme" envisageait de ne se reposer que sur les générateurs de secours existants, la plupart propriété d'établissements publics comme des hôpitaux, des prisons ou des installations militaires, qui gagneraient des centaines de millions de livres payées par les contribuables par  le biais d'une "taxe furtive" sur les factures d’électricité.
Mais l'aubaine ainsi proposée est si lucrative que des douzaines d'entreprises privées, avec des noms comme Renewable Energy Generation et Power Balancing Services, se précipitent pour encaisser en construisant des "centrales électriques virtuelles", capables de générer jusqu'à 20 MW ou plus, sachant qu'elles peuvent s'attendre à toucher 47 000 livres sterling ou plus en "paiements pour disponibilité" pour chaque mégawatt de capacité, avant même d'avoir généré la moindre unité d'électricité.
Comme nous l'avons rapporté, cette solution pour le problème "d'équilibrage du réseau" créé par l'éolien a pour pionniers les États-Unis. La première entreprise à mettre en place une "centrale électrique virtuelle" au Royaume-Uni a été UK Power Reserve, gérée par un ancien gouverneur de l'Oklahoma, qui a été stupéfait de découvrir que les subventions offertes en Grande Bretagne sont sept fois supérieures à celles disponibles dans son État natal.
La semaine dernière, Christopher Booker a contacté National Grid, le régulateur Ofgem et d'autres, pour obtenir une estimation du montant que nous allons avoir à payer pour ce système "d'équilibrage". La réponse générale a été que celui-ci n'est pas encore assez avancé pour permettre de donner une estimation de coût globale. Concrètement, le National Grid nous demande donc de signer un chèque en blanc.
La plus fiable des estimations que l'on puisse trouver est via une citation du National Grid suggérant que, d'ici deux ans, le coût pourrait être d'un milliard de livres sterling par an, ajoutant 5% à des factures d'électricité qui sont déjà en pleine explosion. Sans l'ombre d'un doute, nous assistons là à l'une des distributions d'argent gratuit les plus infaillibles de notre temps. Et une des entreprises en question se montre heureuse de décrire le système comme "de l'argent pour rien".
Mais l'ironie finale, bien sûr, c'est que ces générateurs diesel crachent presque autant de CO2 par unité électrique produite, que n'importe laquelle de ces centrales au charbon que nos politiciens veulent voir taxées et régulées jusqu'à ce qu'elle disparaissent. Ceci doit être une plus haute forme d'insanité, quand l'éolien "propre" n'est rendu possible que par l'utilisation du diesel "sale".

Les éoliennes de mer :




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PostPosted: Sat 10 Aug - 08:02 (2013)    Post subject: La géothermie fait trembler la terre près de la mer de Salton Reply with quote

La géothermie fait trembler la terre près de la mer de Salton
futura-science wrote:
Près de la mer de Salton (États-Unis), le long de la faille de San Andreas, les centrales électriques à énergie géothermique peinent à renvoyer dans les profondeurs toute l’eau qu’elles en extraient. Résultat : la terre tremble.

Plusieurs installations géothermiques exploitent la chaleur des profondeurs de la Terre le long du rivage sud-est de la mer de Salton.

Au sud de la Californie, le long de la faille de San Andreas, se trouve la mer de Salton qui, comme son nom l’indique, est en réalité un lac salé. Ce site suscite de nombreuses convoitises car il est bordé par l’un des plus grands champs géothermiques de la planète. En 2013, pas moins de 10 centrales électriques y sont en fonctionnement, pour une capacité totale d’environ 330 MW. Cette filière industrielle est en plein essor depuis quelques années, puisqu’elle exploite une ressource naturelle, durable et renouvelable pour produire de l’électricité verte.

Ces centrales sont connectées à des puits qui descendent à plusieurs centaines de mètres de profondeur (entre 1 km et 2,5 km dans le cas présent).


Ils servent à récolter de l’eau chauffée durant son séjour sous terre (parfois jusqu’à 320 °C et plus), qui se transforme progressivement en vapeur durant sa remontée vers la surface, la pression diminuant. Le gaz est alors employé pour actionner des turbines, avant d’être récupéré puis injecté sous terre. L’eau retourne là d’où elle vient, du moins pour la fraction récoltée. En effet, le bilan extraction-injection n’est pas en équilibre : il y a plus de liquide extrait qu’injecté, ce qui n’est pas sans conséquence géologique.
L’information vient d’être dévoilée dans la revue Science par Emily Brodsky et Lia Lajoie de l’université de Californie à Santa-Cruz (États-Unis) : il existe une corrélation entre le volume net de fluide extrait au cours du temps, et l’augmentation de l’activité sismique dans le champ géothermique de la mer de Salton. De plus, la relation statistique prend encore plus de valeur lorsque le volume injecté est aussi pris en compte. Oui, la géothermie fait trembler la terre.

La centrale islandaise de Nesjavellir produit de l'électricité grâce à l'énergie géothermique, comme les installations du champ géothermique de la mer de Salton.

Vers une prévision des séismes causés par l’Homme


Les chercheuses ont étudié l’activité sismique enregistrée sur le site entre 1981 et 2012. Un outil informatique a été créé pour dépolluer les signaux, c’est-à-dire supprimer les informations relatives aux répliques qui suivent un séisme principal. Les données ont alors été comparées aux informations fournies par les centrales au California Department of Conservation sur leur production, les quantités d’eau extraites et injectées. Chaque année depuis 1992, seul 81 % du liquide extrait sont renvoyés sous terre.



La première centrale a été lancée en 1982, tandis que l’activité sismique dans la région était assez faible. Depuis, elle a progressivement augmenté au fur et à mesure que des opérations ont été menées sur le champ géothermique, surtout entre 1991 et 2005. Durant cette période, de nouveaux puits ont été forés, ce qui a autorisé l’extraction d’un plus grand volume d’eau (environ 10 millions de m3 en 2012). Précisons cependant que les séismes d’origine anthropique sont pour la plupart de faible magnitude (donc peu perceptibles).



Cependant, il est impossible de dire quelle magnitude pourrait atteindre un séisme engendré par les activités géothermiques. Un indice peut-être : durant ces 30 dernières années, le plus puissant tremblement de terre mesuré sur place a atteint une magnitude de 5,1. Par ailleurs, grâce aux deux paramètres isolés par les chercheuses, il pourrait bientôt devenir possible de prévoir, sur le court terme, les séismes qu’occasionneront les activités anthropiques dans la région. Voilà en tout cas de nouveaux résultats à ne pas négliger durant le développement de la géothermie en France, comme dans le reste du monde.


Source+illustration: futura-sciences.com




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PostPosted: Sat 17 Aug - 05:53 (2013)    Post subject: Électricité : énergies Renouvelables Reply with quote

L'invention d'un chercheur japonais va révolutionner le rendement des éoliennes (multiplié par trois)
 
L'invention d'un chercheur japonais, Yuji Ohyav, travaillant à l'Université de Kyushu, a permis de faire un grand pas en avant car elle permet de multiplier le rendement des éoliennes d'une nouvelle génération capable de produire de 2 à 3 fois plus d'énergie. 




Yuji Ohyav

L'invention d'un chercheur japonais, Yuji Ohyav, travaillant à l'Université de Kyushu, a permis de faire un grand pas en avant car elle permet de multiplier le rendement des éoliennes d'une nouvelle génération capable de produire de 2 à 3 fois plus d'énergie. L'invention est aussi simpliste que génial. Il suffit d'ajouter une paroi, une sorte de court cylindre de forme conique appelle « lentille » positionné autour des palles.L'ajout de cette « lentille » ( "Wind Lens" ou « Wind Lens Turbine » en anglais) permet de créer une zone de dépression qui aspire le vent, concentrant et accélérant le flux à travers les hélices. À l'instar d'une lentille optique qui a pour caractéristique de faire converger les rayons lumineux, la lentille à éolienne agrège les flux de vent. 



Les opposants reprochent aux éoliennes classiques d'être bruyantes, or l'ajout de la lentille contribue à réduire le bruit de manière significative permettant ainsi leur utilisation même dans les zones urbaines (comme cela a été déjà fait à Saint Sébastien - Espagne en 2010) ! 

Pour rappel : 
La Navarre a produit (en début 2012) 81,1% de son électricité à partir des renouvelables et va passer à 100% dès 2020 ! << vidéo à regarder >> Outre le gain en énergie produite, l'éolienne à "lentille" permettrait aussi de faire baisser le coût de production. Les promoteurs de la technologie parlent de ramener directement ce coût à hauteur du charbon, sans subventions. 

Une éolienne est capable de capter maximal 59,3% de l'énergie cinétique (Loi de Betz)

Suite à l'accident de Fukushima le gouvernement japonais a lancé un grand plan de fermeture des différentes centrales nucléaires qui sont installées sur l'archipel nippon. 

Les éoliennes avec « lentille » sont particulièrement efficace avec des vents faibles comparé aux éoliennes classiques, grâce à la lentille qui crée une zone de dépression qui aspire le vent, concentrant et accélérant le flux à travers les hélices.

Forte de ce succès, l'équipe de M. Ohya planche actuellement sur la création d'un champ d'éoliennes, capable de produire jusqu'à 500 MW d'électricité, soit l'équivalent de la production énergétique d'un réacteur nucléaire. 



Des brevets ont été déposé 

20120086216 - Fluid machine, wind turbine, and method for increasing velocity of internal flow of fluid machine, utilizing unsteady flow 

Brevet en format PDF 

Brevet 3621975 Name : Wind Power Generator 
Japon, Etats-Unis, Chine et Hong Kong ainsi en Europe 

Un autre modèle d'éolienne, également breveté, repose sur un concept assez proche. Ce modèle inventé par une société américaine à l'inconvénient d'être bien plus encombrant par rapport au modèle développé par le chercheur japonais Yuji Ohyav.





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PostPosted: Tue 8 Oct - 06:16 (2013)    Post subject: plus de 14.000 éoliennes ont été tout simplement abandonnées Reply with quote

Le chiffrage par la Cour des comptes du surcoût des énergies renouvelables est de 7 à 8,6 milliards d’euros par an dès 2020. À titre de comparaison, 7 milliards, c’est un montant quasiment identique à celui du budget de la recherche en France (7,3 milliards d’euros) ou à celui de la justice (7,7 milliards)
Plus de 14.000 éoliennes ont été tout simplement abandonnées
              


Site de " Kamaoa"

 « Si l’énergie éolienne a du sens, pourquoi y aurait-il besoin de la subventionner ? C’est une bulle qui éclate dès que les subventions gouvernementales se tarissent » Ben Lieberman.

Il y a beaucoup de vérités cachées dans le monde idyllique de l’éolien, ses perturbations sur l’environnement, ses dommages incalculables causés aux oiseaux, la fuite des animaux sauvages, leur sous-traitance en Chine, les graves nuisances sur la vie des gens, bruit et électricité statique, sans compter la dégradation des paysages naturels.

Passé la manipulation de l’effet médiatique du réchauffement climatique, les gouvernements ont réduit les subventions et les avantages fiscaux, et les consommateurs paient maintenant pour le privilège d’avoir une source d’énergie très coûteuse, dont la production électrique reste très aléatoire : froid, vitesse du vent trop importante, pas assez de vent, ne souffle pas aux heures de pointe, difficultés et coût prohibitif de la maintenance…



Les hélices des éoliennes d’Altamont ont été attachées depuis 2008, pendant quatre mois de chaque année, afin de protéger les oiseaux migrateurs, après que les écologistes aient porté plainte.

Selon la Golden Société Audubon :
75 à 110 aigles dorés,
380 chevêche des terriers,
300 buses à queue rousse, la crécerelle d’Amérique
et 333 faucons
sont tués
chaque année par les turbines à Altamont.

En Juillet 2008, l’étude menée par les soins de l’Agence du comté d’Alameda chiffre à 10 000 oiseaux tués chaque année.

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/10/07/le-grand-mensonge-14-000-eoliennes-a…


Pour respecter l’engagement présidentiel de ramener la part du nucléaire
75% actuellement dans la production électrique à 50%  livrons nous à un petit calcul :

En 2011 la France a produit 541TWh d’électricité dont environ 75% en nucléaire. Pour atteindre l’objectif de 50% il faudrait produire de l’électricité issue d’ENR à hauteur de 25% soit 135TWh. En supposant que cette production soit assurée par des éoliennes terrestres d’une puissance nominale de 2MW il faudrait ériger 33.000 aérogénérateurs supplémentaires sur le sol français.


Eolienne de mer :

Rappelons tout d’abord le coût d’installation : le projet global est de construire en 5 ans (de 2015 à 2020) 1.200 éoliennes offshore, ce qui devrait nécessiter 20 milliards d’euros ! Cette somme ne grèvera pas la dette publique puisqu’elle sera financée par des PPP (Partenariat public-privé), mais elle pèsera sur les dépenses publiques, c’est de la dette hors-bilan.


Dans cet article de l’IFRAP on découvre les coûts de rachat de cette électricité. Car l’Etat oblige EDF à racheter cette électricité plus chère, de façon à compenser le surcoût de ce mode de production.
Les chiffres sont effarants : le prix d’achat (obligatoire) d’un MWh par EDF est de :


Ensuite EDF répercute cette dépense dans la facture de l’usager via la contribution au service public de l’électricité (CSPE).

Conséquence, cette CSPE acquittée par le consommateur d’électricité directement sur sa facture a représenté 1,9 milliards d’euros en 2010 et est prévue par la commission de régulation de l’énergie à 5,1 milliards en 2013.
Un impôt caché comme le fait justement remarquer l’IFRAP, un impôt qui n’apparaît pas dans le budget de l’Etat, bien joué ! 
Voici pourquoi les factures d’électricité grimpent !



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Cubitus
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PostPosted: Sun 20 Oct - 07:03 (2013)    Post subject: Électricité : énergies Renouvelables Reply with quote

:Guillmebleu: L'Europe est devenue un cas désespéré d'énergie verte. Au lieu d'un modèle pour le monde à imiter, l'Europe est devenue un modèle de ce qu'il ne faut pas faire.
Titre le Washington Post récemment

L'Europe commence à se rendre compte que sa stratégie sur les énergies vertes est sur le point d'échouer. Les rêves verts cèdent la place aux dures réalités économiques...

Les États membres de l'UE ont dépensé environ 600 Mds€ sur des projets d'énergie renouvelable depuis 2005, selon Bloomberg New Energy Finance. La transition vers l'énergie verte de l'Allemagne à elle seule pourrait coûter aux consommateurs jusqu'à 1000 milliards d'euros (1000 Mds€) en 2030, a récemment averti le gouvernement allemand.

D
epuis l'introduction de la taxe en 2000, la facture d'électricité des consommateurs allemands a doublé. 800.000 allemands ont eu l'électricité coupée parce qu'ils ne pouvaient pas payer la hausse des factures d'électricité du pays !


L'Espagne est un exemple particulièrement édifiant. En omettant de contrôler le coût des subventions garanties, le pays doit faire face à 126 Md€ d'obligations envers les investisseurs des énergies renouvelables. Maintenant que le gouvernement espagnol a considérablement réduit ces subventions, même rétrospectivement, plus de 50.000 entrepreneurs solaires font face à un désastre financier et à la faillite.

L'Allemagne est le pays qui a poussé le plus loin les énergies renouvelables et qui se bat le plus avec les dégâts involontaires de la transition énergétique vers l'énergie verte, nommée Energiewende.
Les prélèvements pour les énergies renouvelables en Allemagne sont passées de 14 Md€ à 20 Md€ en un an en raison de l'expansion à marche forcée des projets éoliens et solaires.
Les ménages allemands vont payer une surtaxe sur les énergies renouvelables de 7,2 milliards € pour cette seule année 2013. En outre, les consommateurs vont devoir subir la hausse des prix du à l'industrie et au commerce qui incluent leurs coûts énergétiques en hausse dans le prix des produits.



Le sommet de l'UE a annoncé que l'Europe avait l'intention de restaurer sa compétitivité en déclin en soutenant le développement des énergies pas chères, y compris le gaz de schiste, tout en réduisant les subventions à l'énergie verte.

Jusqu'à récemment, l'Europe s'était positionnée comme le leader mondial des énergies renouvelables, l'Allemagne en tête Plus de la moitié des panneaux solaires dans le monde sont installés en Allemagne.
Le 6 juin 2013, la production d'énergie solaire de l'Allemagne a touché un nouveau record de 23,4 gigawatts, soit près de 40 pour cent de la totalité de la demande de pointe en électricité du pays ... MAIS, pendant plusieurs semaines en décembre et janvier, 1,1 million de systèmes d'énergie solaire de l'Allemagne n'ont presque pas produit d'électricité. Pendant une grande partie de ces mois d'hiver couverts de nuages, les panneaux solaires ont quasiment cessé de produire de l'électricité.
Pour éviter les pannes, les opérateurs du réseau ont dû importer de l'énergie nucléaire de France et de la République tchèque et ils ont dû remettre en route une vieille centrale électrique au fuel en Autriche

Le gouvernement allemand a réduit les tarifs de rachat pour les panneaux photovoltaïques dans les dernières années. Depuis 2010, plus de 5000 entreprises impliquées dans le secteur solaire ont fermé leurs portes, détruisant des dizaines de milliers d'emplois verts.


La stratégie de l'Europe a été fondée sur deux craintes : premièrement, que le réchauffement climatique était une menace urgente qui devait être empêchée rapidement et à tout prix, et, deuxièmement, que le monde était à court de combustibles fossiles, ce qui signifiait que le pétrole et le gaz deviendraient de plus en plus coûteux. Les deux conjectures, cependant, se sont avérées fausses.
Le résultat d'un pari basé sur la peur de l'avenir industriel du continent est un désastre coûteux qui menace de saper la situation économique et politique de l'Europe dans un monde qui manifestement refuse de suivre son exemple.



A lire en entier : ICI



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PostPosted: Sun 3 Nov - 09:14 (2013)    Post subject: Électricité : énergies Renouvelables Reply with quote


LA VRAIE TRANSITION ENERGETIQUE
Finir le programme nucléaire ou finir comme la Grèce


Alors même que le réacteur nucléaire Phénix a régénéré quatre fois son combustible et a produit de l'électricité à un coût  inférieur à l'éolien terrestre,  les filières nucléaires ne sont pas considérées comme renouvelables. En effet, le qualificatif d'énergie renouvelable a été fixé en 2008 par l'Union  européenne. Nous emploierons donc renouvelable officiel pour évoquer l'éolien et le photovoltaïque. 


Le renouvelable officiel s'appuie sur l'idée d'énergie gratuite et infinie. En fait la caractéristique même du renouvelable officiel est d'être d'abord limitée :
- l'éolien terrestre est limité par la surface qu'il occupe,
- l'éolien offshore est limité par les zones de fonds peu profonds, 
- le photovoltaïque est limité par la surface et l'orientation des toits,
-la biomasse est  surtout limitée, c'est pourquoi, il faut la réserver au transport et au chauffage. La principale erreur des antinucléaires est d'affecter trop de biomasse à la production d'électricité pour pallier l'intermittence et au chauffage pour éviter le chauffage électrique et les pompes à chaleur. 


L'ensemble ne peut donner que 200 TWh électriques sur  les 700 TWh au total que réclame une sortie du fossile. Il faut donc conserver le droit à l'atome pour les générations suivantes. Le scénario négaWatt lui-même ne va pas au-delà pour ces trois sources. Ensuite, il va chercher des choses qui n'existent pas : comme l'éolien flottant et la géothermie profonde. C'est d'ailleurs le cas aussi pour les scénarios allemands 100% renouvelable : lorsqu'ils sont arrivés à bout de l'éolien, ils imaginent un développement irréaliste de la géothermie profonde. Il s'agirait de produire, pour la  seule Allemagne plusieurs fois ce qui est produit en électricité géothermique dans le monde entier aujourd'hui. Ce qui conduirait à d'importants problèmes de déchets, puisqu'il faudrait stocker les sels que l'on extrait du sous-sol. 


Puisque le nucléaire est indispensable, la question est donc de savoir la bonne dose de renouvelable officiel. Économiquement le photovoltaïque et l'éolien maritime n'ont aucune justification : le kWh substitué est plus cher que celui qui serait obtenu par  l'isolation. 


L'éolien en France
 
Le parc éolien en France atteint une puissance installée de 7 GW (3500 éoliennes) pour un objectif de 19 GW (9000 éoliennes, soit en poids et en envergure l'équivalent de 90 Airbus A 330 par département). L'occupation de l'éolien peut être mesurée de différentes manières : emprise au sol ou zone d'impact visuel. En considérant la surface devenue  inconstructible, ce qui donne une valeur intermédiaire, l'ensemble des parcs éolien occupent de l'ordre de 1000 km2 en France : plus que la zone d'exclusion de Fukushima pour environ 15 TWh annuel électriques. 


Seuls 7% de la puissance installée sont assurés 95% du temps, ce qui est un bon résultat au niveau européen. Deux tiers de la production étant fluctuante,  l'éolien réduit l'usage du parc thermique fossile, car comme la production éolienne est négligeable, elle peut être régulée par l'hydraulique de barrage (15 GW). 


La situation change si l'éolien doit atteindre 25 GW à 31 GW installés, donc une puissance fluctuante entre 2 et 20 GW. Le parc ne peut plus être régulé par l'hydraulique,  d'autant plus que les barrages sont plutôt au sud et les éoliennes plutôt au nord.  Un tiers de la production éolienne se concentrant sur 800 heures, ne pourra s'insérer sur le réseau. La solution est d'arrêter des parcs éoliens marins ou de créer une zone de 5 km2 de lacs artificiels au-dessus des falaises : 5 milliards d'euros pour les digues et 20  pour les turbines. Remarquons qu'aucun de ses parcs n'est encore en construction. 


Nous arriverons  en pleine crise pétrolière en perdant beaucoup d'efforts pour passer de 3 à 8% d'électricité d'origine éolienne terrestre. Mais au moins, l'éolien terrestre défigurera la France pour un coût raisonnable de l'ordre du milliard d'euros par an ! En revanche l'éolien offshore a crevé les plafonds passant de 0,13 € /kWh, chiffre officiel lorsque les parcs n'existaient pas à 0,20 € pour les premiers appels d'offres. Le surcoût serait de l'ordre de 2,7 milliards d'euros par an. L'éolien a quand même le bénéfice de produire de l'électricité en hiver, certes pas par grand froid, mais en hiver, tout de même. 


Le délire a été atteint par le programme photovoltaïque. Pour une production majoritairement en été, lorsque la demande est la plus faible, le surcoût passe cette année de 1 à 2 milliards d'euros par an, pour même pas 1% d'électricité, produite au mauvais moment !
 
Nous voyons donc que nous allons consacrer de l'ordre de 5 milliards d'euros par an pour installer des moyens de production majoritairement importés, alors qu'il aurait fallu aider le bâtiment ou les batteries. 


Le renouvelable officiel en Europe ou le délire à grande échelle


Seule l'hydraulique de barrage peut réguler l'éolien fluctuant. Ainsi, le Danemark exporte sa production d'électricité éolienne vers les stations de pompage en Norvège et dans les scénarios renouvelables allemands. On rêve de faire passer toute la puissance électrique par une ligne à travers le Danemark. Mais aujourd'hui, lorsqu’on n’a pas assez de barrages, que fait-on ? Eh bien, on exporte ses pointes éoliennes et solaires. 


Voyons ce comment cela se passe en Allemagne


Le discours officiel soutient que le solaire et l'éolien se complètent un peu. Or ce n'est vrai qu'à condition  de pouvoir échanger entre le nord et le sud de l'Allemagne.  Ce qui nécessiterait 2000 km de lignes, dont 10% n'ont pas été construits. La réalité, c'est que l'Allemagne n'arrive pas à consommer toute sa production de photovoltaïque qu'elle produit et est obligé d'exporter une partie de ces pointes solaires ou éoliennes.


Si l'Allemagne ne peut gérer seule une dizaine de pour cent d'énergie irrégulière, comment l'Europe le pourrait-elle lorsque toutes les pointes éoliennes ont lieu en même temps ? Comment le pourrait-elle suffisamment rapidement, alors que les énergies renouvelables officielles s'installent plus rapidement que les lignes électriques ? 



Que nous dit la propagande officielle ? Le couple éolien et photovoltaïque serait adapté à la demande électrique en Europe. Jean-Louis Bal, le président du SER (syndicat des énergies renouvelables) présente donc ce diagramme qui représente 8 ans de production en trait gras et sur 27 pays ! Les stockages étant limités, il faut adapter la production électrique à tout instant. Il faut donc une mesure plus précise. Si on imagine le parc éolien multiplié par trois en 2030, la production en Europe analysé heure par heure serait la suivante :



Lorsqu'on analyse la production  à cette échelle, les pics de production de l'énergie éolienne ont lieu presque en même temps. En effet, l'éolien n'exploite que les vents forts, peu fréquents et les dépressions s'étendent sur un millier de kilomètres. On remarque néanmoins que l'Espagne (en vert) est un peu décalée par rapport à l'Allemagne, pour permettre aux productions de se compenser un peu, les groupes de pression éoliens militent pour un super réseau électrique. 



L'éolien à l'échelle de Europe dans son ensemble aurait à peu près, les performances de l'éolien en France qui a trois régimes de vents : 7% de puissance installée assurée au lieu de 3%, mais à quel coût physique et financier ? Physiquement, il faudrait multiplier jusqu'à un facteur 20 les lignes comme l'interconnexion avec l'Espagne, il faudrait que des puissances de l'ordre de la dizaine de GW puissent  traverser des milliers de kilomètres. Le coût global à l'échelle de l'Europe serait de 500 milliards d'euros. Un réseau électrique national, c'est en effet un capital immobilisé de l'ordre de la dizaine de milliards d'euros. 


En fait, la France n'a pas intérêt à se laisser traverser par des lignes à haute tension ou à construire un parc éolien, elle devrait se contenter de racheter à bas prix les pointes éoliennes de ses voisins. 


Les réseaux électriques et les  renouvelables officiels, un problème structurel


Les réseaux des énergies fluctuantes ont besoin d'être dimensionnés en fonction de leur puissance maximale. Par exemple, pour le photovoltaïque, il faut évacuer la puissance de l'été. Dans le monde du renouvelable officiel, il faut être connecté à plusieurs sources fluctuantes (le sud-est le matin, le sud-ouest le soir, les trois zones de vents à des milliers de kilomètres l'une de l'autre : Manche, Méditerranée, Atlantique). Dans le cas des filières nucléaires, une ou deux centrales alimentent une région : en fin de compte l'EPR, c'est l'électricité populaire régionale. 



Mais ce n'est pas seulement pour cela que les filières nucléaires sont bien supérieures au renouvelable officiel


Une éolienne dure 20 ans, elle laisse une fondation de 400 m3 en béton dans le sol, les 8000 éoliennes laisseront donc 3,2 millions de m3. Trois millions de m3 c'est le petit tas de déchets que le nucléaire laisse en surface au bout de 60 ans, et sur lequel, il sera possible de construire plus tard. Les 10 000 m3 de déchets à haute activité ou à vie longue, ce n'est que le volume de 25 fondations d'éoliennes. En comparaison Teufelsberg, la petite colline qui rassemble les ruines de Berlin fait 12  millions de m3. Et avec un réacteur nucléaire, on récupère aussi du plutonium et de l'uranium appauvri,  avec lesquels on peut faire de l'énergie pendant quelques milliers d'années et après on a toujours du plutonium qui nous permet de faire de l'énergie avec l'uranium de l'eau de mer.




Un réacteur nucléaire dure 60 ans et on pourra sûrement réutiliser le radier, peut-être aussi l'enceinte. Sans prendre en compte ces réutilisations, le réacteur aura utilisé sur sa durée de vie 10 fois moins d'acier et de béton que la production éolienne. Même si pour un réacteur, il faut aussi un peu d'uranium dans un minerai assez pauvre. Ce n'est qu'au bout  au bout de 20 ans, qu'on a extrait la même quantité de minerai. Faire de l'électricité avec une éolienne, c'est extraire du fer et du charbon , alors que faire de l'électricité avec un réacteur, c'est faire de l'électricité avec un peu de charbon et d'acier, et remuer un minerai d'uranium. En vingt ans, on aura fait  un trou, la mine et un tas, les déchets faiblement radioactifs, le tout sur quelques kilomètres carrés par rapport aux milliers de km2 occupés par les parcs éoliens. 



Finalement, le Grenelle nous a montré comment le nucléaire était bien supérieur, ce dont nous nous ne rendions pas compte. 


Les problèmes psychologiques


A-t-on assez de ressources en uranium ?


Sans que les médias n'en rendent compte, la nouvelle méthode d'enrichissement permet de réenrichir de l'uranium appauvri et de l'uranium de retraitement, sans toucher au plutonium nécessaire pour démarrer les réacteurs de prochaine génération. Les quantités récupérables associées au stock stratégique  représentent une quinzaine d'années de consommation. Nous gagnons un trimestre de stock par année  d'importation. L'extraction au niveau mondial peut probablement être multipliée par trois. On fait aussi des progrès du côté de la consommation. L'EPR consomme 6% de moins. En augmentant l'enrichissement et la longueur des cycles, on peut gagner jusqu'à 13%. L'utilisation de thorium, en coopération avec les Canadiens, permettrait de gagner 55%. Compte-tenu des crises fossiles, si un développement rapide du nucléaire provoquait une  tension sur la ressource dès 2050, nous pourrions nous rabattre sur les stocks d'uranium appauvri ou l'extraction de l'uranium de l'eau mer dont le coût deviendrait acceptable compte-tenu de l'amortissement des réacteurs. Le point crucial est donc de déployer suffisamment rapidement les réacteurs de la prochaine génération, réacteurs rapides au sodium.


Le risque d'accident nucléaire est-il un risque trop grand ?


Considérant les 34 plus anciens réacteurs, nous remarquons d'abord que, bien représentant les trois quart du parc, aucun réacteur de ce type n'a eu d'accident majeur. L'accident nucléaire possible est celui d'une fusion de cœur, or cette fusion peut être évitée par l’injection de 35 litres par seconde d'eau grâce  à l'un des deux circuits de refroidissement. Cette fusion peut aussi être évitée par apport  à l'un des trois générateurs de vapeur de 15 litres d'eau seconde. Il y a deux réserves d'eau qui permettent de refroidir le réacteur pendant une semaine. Si jamais le refroidissement ne pouvait avoir lieu, une équipe extérieure, la force d'action rapide nucléaire, peut intervenir dans les 12 heures. 


Si, malgré tout, la fusion de cœur arrivait et qu'on ne dû rien faire, environ 20 kg de césium pourrait malheureusement traverser les filtres et on aurait l'équivalent d'un Fukushima : 600 km2 interdits et 100 000 évacués. Le coût direct serait de l'ordre de 20 milliards d'euros. 


Le scénario précédent correspond à l'accident extrême.  L'aspersion de l'enceinte permet de rabattre les aérosols d'un facteur 10 à 2 500. L'efficacité des filtres devient plus importante et la contamination se limiterait aux abords de l'enceinte. 


Risques sanitaires 


Il semble scientifiquement admis que les risques apparaissent à partir d'une certaine dose de radiations reçues (50 à 100 milli sievert). Dose qui n'est pas atteinte lors d'une évacuation. Reste le cas des travailleurs de l'atome. La dose moyenne reçues en une carrière est de 20 à 30 mSv, mais chez certains la dose peut atteindre 500 mSv. Sur les dernières décennies. On peut considérer que les radiations ont provoqués un excès d'une centaine de décès, en sus de trois à quatre mille cancers dus au tabac dans le même groupe. On peut dire aussi que les travailleurs de l'atome ont un risque de décès au travail intermédiaire entre celui des travailleurs de l'industrie et ceux du secteur primaire. Les progrès en radioprotection devraient permettre d'atteindre un risque presque nul. 


Le contre-exemple suédois : une politique cohérente


Le gouvernement suédois a visiblement pris en compte les avertissements de ses géologues pétroliers qui lui ont transmis en 2006 le rapport : faire de la Suède une société sans pétrole. Au contraire de l'impasse énergétique initiée par l'Allemagne, qui ne permet pas de sortir des énergies fossiles, la Suède offre l'image d'une politique énergétique cohérente : la production d'électricité repose l'hydraulique et le nucléaire, la Suède prolonge la durée de vie de ses réacteurs. Le chauffage des bâtiments ne consomme presque pas d'énergie fossile, mais de l'électricité et de la biomasse par l'intermédiaire de réseau de chaleur. L'accent est mis sur l'isolation thermique et le développement des pompes à chaleur. La Suède a donc des marges pour sortir du pétrole dans les transports par le gaz, les batteries, les biocarburants. 


Conclusion


Au début des années 1970, ceux qui se réclamaient de l'écologie ont décidé de s'attaquer à l'atome plutôt qu'à l'automobile : 40 ans après nous sommes toujours drogués au pétrole. Le mouvement antinucléaire n'a plus de fondement scientifique. Son président rejette les travaux de l'Académie de médecine et de l'Académie des sciences, les antinucléaires répètent qu'«on ne sait pas», alors que, ce sont eux qui ne savent pas. Le nucléaire est certes une énergie qu'il faut maîtriser,   ironie du sort, ils attaquent le nucléaire dans le pays qui le maîtrise le mieux, la France. 


Aujourd'hui nous avons le choix entre finir le programme nucléaire ou finir comme la Grèce. En 1973, ceux qui ont construit le parc nucléaire historique n'avait ni le brevet, ni l'enrichissement, ni le site de stockage ; aujourd'hui nous avons les trois et pourtant le nucléaire manque de soutiens dans les milieux politiques, et économiques. Car il n'y a pas de lobby nucléaire. S'il y avait un lobby nucléaire, on n'aurait pas arrêté le programme nucléaire pendant vingt ans et on n'aurait pas racheté le solaire photovoltaïque 15 fois le prix du courant nucléaire....


C'est donc maintenant qu'il faut construire la défense de l'atome : former, expliquer, argumenter, diffuser.


** Ingénieur diplômé d’une grande école scientifique, Enseignant en classe préparatoire aux grandes écoles

Source : http://www.metamag.fr//metamag-1646--LA-VRAIE-TRANSITION-ENERGETIQUE.2..htm…



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